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burkina faso

«Robin des Watts» en collaboration avec Graine de Baobab

 


 

 

 

Contexte

Fasodev durable, en partenariat avec Graine de Baobab, intervient principa- lement dans les villages de la commune de Bane?, situe?e au centre-est du Burkina Faso. Peuple?s d’agriculteurs et d’e?leveurs, ces villages connaissent tous l’inse?curite? alimentaire et la pauvrete?. La majorite? de la population est analphabe?te et vit avec moins d’un dollar par jour. Les villages sont peu- ple?s de Bissas, de Peuls et de Mossis. La production agricole est assure?e essentiellement par une agriculture de subsistance.
Les ale?as climatiques (irre?gularite? des pluies, e?rosion des sols due aux fortes pre?cipitations) et la pression de l’homme sur son environnement conduisent a? une diminution de la fertilite? des terres, une de?gradation du couvert ve?ge?tal, une baisse des rendements agricoles et une paupe?risation. Les jeunes hommes e?migrent vers les villes ou vers d’autres pays d’Afrique centrale (Gabon et Guine?e e?quatoriale) dans l’espoir de trouver du travail. Les femmes restent au village et pratiquent le petit commerce, elles sont ainsi un maillon de?terminant de l’e?conomie rurale, de la production a? la transformation et a? la commercialisation des produits agricoles. Le pouvoir traditionnel est tenu par les chefs coutumiers de chaque village. Maire et Pre?fet repre?sentent le pouvoir politique et administratif.
L’acce?s a? l’eau est limite? et dans certains villages, les femmes doivent parfois marcher plusieurs kilome?tres pour atteindre le forage le plus proche. Ces villages ne sont pas e?lectrifie?s. Lorsque la nuit tombe, la population vit dans l’obscurite? presque totale ayant peu de moyens pour se payer du pe?trole ou des piles (qui cre?ent des de?chets non ge?re?s). Seuls les feux allu- me?s pour la pre?paration des repas et quelques lampes de poche e?clairent la nuit.

 

Fasodev durable, le partenaire local

 

Depuis sa cre?ation, Graine de Baobab a confie? la mise en place et la gestion de ses projets au Burkina a? M. Mahamoudou Diallo en tant que coordinateur. Au fil des anne?es, par son travail, il a de?veloppe? des com- pe?tences et un re?seau qui lui ont permis de monter l’association Fasodev durable en juillet 2010 afin de pouvoir pe?renniser les projets mis en place par Graine de Baobab et de?velopper des projets en cherchant e?galement d’autres partenaires.
Les objectifs de Fasodev sont de contribuer a? l’ame?lioration des condi- tions de vie au Burkina Faso en re?alisant des projets de de?veloppement durable avec les acteurs locaux tout en accordant une place privile?gie?e aux femmes.

 

dans l’e?ducation
La commune de Bane? comporte 22 villages. Le taux de scolarisation pri- maire est 82 % en 2010, contre 41 % seulement en 2006.
Au niveau de l’e?ducation, cette commune compte : • 24 e?coles pour le primaire, ce qui repre?sente 4669 e?le?ves et
98 enseignants; • 2 colle?ges de 10 classes pour le secondaire, ce qui repre?sente plus de
650 e?le?ves.
Bien que des progre?s significatifs aient e?te? re?alise?s, comme la distribution de manuels gratuits, de cartables et de vivres pour les cantines scolaires, d’importants manques se font ressentir : • insuffisance du nombre de classes et de mobilier (l’effectif est tre?s charge?
et tous les enfants ne peuvent pas e?tre accepte?s, faute de place); • manque de logements pour les enseignants oblige?s de vivre dans des
cases minuscules et insalubres (ces conditions les poussent a? demander leur mutation et la continuite? pe?dagogique et des relations avec la popula- tion en pa?tissent);
• acce?s a? l’eau potable tre?s e?loigne?s (d’ou? des proble?mes de sante? et d’hygie?ne);
• absence d’e?clairage dans les classes (impossibilite? de travailler une fois le soleil couche?).
Fig 7 et 8.
Vue de 2 classes dans la commune de Bane?.
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Graine de Baobab est intervenue dans : • 23 e?coles primaires de la commune (dont 3 ont e?te? construites gra?ce au
soutien de l’association); • 2 colle?ges et a re?cemment construit un nouveau colle?ge a? Oua?da et une
classe dans un autre.
Dans ces e?coles, Graine de Baobab apporte des soutiens plus ou moins conse?quents en fonction du budget disponible et des besoins e?nonce?s par les e?coles et l’inspecteur. L’effectif des centres d’enseignement secondaire va s’agrandir gra?ce aux 3 nouvelles classes construites qui vont se rem- plir au cours des anne?es a? venir. De plus, Graine de Baobab a construit
2 e?coles dans la commune voisine de Bittou.
4. QUELQUES DONNE?ES
au burkina faso
• 48 % de la population a moins de 15 ans. • 14 % du budget de l’E?tat est affecte? a? l’e?ducation, le double serait au
moins ne?cessaire afin d’atteindre les objectifs du mille?naire. • Le taux de scolarisation au primaire est de 70 % et au secondaire
de 22%. • Les e?checs et abandons de l’e?cole sont fre?quents. • La norme nationale de 65 e?le?ves par classe est souvent de?passe?e, il n’est
pas rare d’avoir des classes de plus de 100 e?le?ves. • Les locaux et le mobilier scolaires sont nettement insuffisants.    se faire a? l’aide d’une lampe torche. • La distribution de fournitures scolaires et de mate?riel pe?dagogique est en
nette augmentation. • La distribution des vivres pour les cantines scolaires par l’E?tat est
en augmentation. • L’acce?s a? l’eau est la plupart du temps inexistant. • L’e?lectricite? est rare faute de re?seau e?lectrique dans les zones rurales.

Pourquoi de l’e?clairage solaire ?
Dans cette re?gion, la nuit tombe toute l’anne?e vers 18 heures. De nombreux enfants parcourent de longues distances a? pied pour se rendre a? l’e?cole la plus proche et le retour tardif les empe?che d’arriver de jour a? la maison pour e?tudier. L’e?lectricite? est inexistante dans les maisons et l’unique e?clai- rage disponible provient soit de lampes de poche, soit de foyers de feu de bois. Les enfants n’ont donc pas la possibilite? de lire et d’e?tudier correcte- ment chez eux. Parfois pour avoir un peu de lumie?re, ils bru?lent des tiges de mil avec tous les dangers que cela repre?sente.
Dans un village sans e?lectricite?, ces installations solaires sont un grand pas en avant pour tous ces villages et ces enfants. L’e?clairage solaire d’une e?cole permet : • aux e?le?ves et aux enseignants de venir a? l’e?cole pour e?tudier, lire et tra-
vailler, le soir; • a? la population de charger les te?le?phones mobiles, moyennant une contri-
bution financie?re pour un fonds d’entretien de l’installation (remplacement des ampoules et des batteries).

 


 

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